One more kiss, dear
Comment dire, 33 ans.
J'évite d'écrire pour éviter de regretter, tomber dans la routine ici n'est pas envisageable. Il se passera bien quelque chose.
Comment dire, 33 ans.


La semaine qui commence demain à Paris m'ennuie déjà profondément, encore plus pour y faire une formation marketing, je suis déjà abonné à Management.


En face de moi, c'est l'urgence, un labo vient d'appeler : 6 grammes d'hémoglobine et un sang incoagulable. La grosse quinqua rentrée chez elle ne répond pas au téléphone, il faut envoyer une voiture, un gyrophare, la grande échelle, une hache, un cercueil.
Un pauvre type, un vrai, un beau vendredi d'anthologie qui se termine par Béatrice, une très jolie brune qui me donne son numéro. Alors pour tout gâcher, pour vérifier le cas d'école injustifiable, j'appelle déjà une heure après à peine. Drôle. Pourquoi je lui parle comme si on se connaissait depuis 20 ans. Parce qu'on est vendredi après midi.
Discussion informelle au soleil couchant, une banale bière, une menthe à l'eau, fin de journée fatiguante. Le bleu fait ressortir mes yeux, sa nouvelle robe est sexy.